Il y a un film qui fait beaucoup parler de lui en ce moment : GOUROU Et comme souvent, le débat se focalise sur la figure visible.
- JB Sabourin

- 2 févr.
- 1 min de lecture
Pourtant, le vrai sujet n’est pas là.
Le danger n’est pas le gourou.
Le danger commence quand une personne pense qu’elle ne peut plus penser par elle-même.
Quand elle doute tellement de sa valeur,
de son discernement,
de sa capacité à décider,
qu’elle délègue son pouvoir à quelqu’un d’autre.
À ce moment-là, ce n’est pas une influence extérieure qui s’impose.
C’est un renoncement intérieur.
On parle beaucoup de dérives.
Mais la vraie frontière n’est pas entre “coaching” et “gourou”.
La vraie frontière est entre :
– ceux qui pensent à la place des autres
– et ceux qui aident les personnes à se réapproprier leur capacité à penser, choisir et agir
Un accompagnement juste ne donne pas de réponses toutes faites.
Il ne promet pas de solutions miracles.
Il ne crée pas de dépendance.
Il crée un cadre.
De la sécurité.
Du questionnement.
De la clarté.
Il aide une personne à retrouver son propre discernement.
À remettre de la conscience là où il y avait de la confusion.
À redevenir acteur ou actrice de sa trajectoire.
C’est exactement ce que je défends dans mon métier.
Aider quelqu’un à avancer,
ce n’est pas décider pour lui.
C’est lui redonner accès à ce qu’il a parfois perdu en route :
sa lucidité, sa confiance, sa capacité à choisir.
Et quand une personne recommence à penser par elle-même,
il n’y a plus d’emprise possible.




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